Stage de pilotage Grenoble
Regardez vers Belledonne depuis les quais de l'Isère. Là-haut, à trente minutes de route, il y a une piste de glace.
C'est la particularité de Grenoble, et aucune autre grande ville française ne peut en dire autant. Ici, la question n'est pas de savoir où rouler. C'est de savoir en quelle saison.
L'hiver : Chamrousse
La station a accueilli les épreuves alpines des Jeux de 1968. Elle est à 1 750 mètres, une trentaine de kilomètres du centre-ville, et son circuit de glace fonctionne de décembre à mars.
Deux pistes, 900 mètres au total, huit à dix mètres de large. Ce n'est pas grand. Sur glace, ça n'a aucune importance : vous n'irez jamais assez vite pour trouver le tracé court.
La glace est naturelle mais elle est entretenue. Canon à neige, dameuse, pelleteuse, citerne. Quand les conditions se dégradent, on refait la piste. C'est ce qui permet de tenir une saison complète sans dépendre entièrement de la météo.
Ce qu'on y apprend n'a rien à voir avec le circuit sec. Sur asphalte, on cherche l'adhérence maximale. Sur glace, on travaille avec presque rien. Les gestes changent, le regard change, le timing change. Beaucoup de gens qui viennent une fois pour le fun repartent en ayant compris quelque chose sur leur conduite de tous les jours.

Rouler sur la glace à la nuit tombée
Le circuit est éclairé. Il reste ouvert jusqu'à 21h30. Ça paraît anecdotique. Ça ne l'est pas.
Sur glace, la lumière change tout. En plein jour, la piste renvoie le soleil, tout est blanc, les repères visuels se noient. Le soir, sous les projecteurs, les reliefs de la surface ressortent. Vous voyez où la glace est lisse et où elle est mordue. Vous voyez la trace des passages précédents.
Ce sont des sessions dont les gens se souviennent longtemps. Les créneaux du soir partent vite. C'est le seul vrai inconvénient.
Monter plus haut : l'Alpe d'Huez
Une heure de route, 1 806 mètres d'altitude, environ 800 mètres de piste sur dix de large. Le circuit existe depuis 1997.
Il est réputé difficile. Peu de virages mais des courbes délicates, qui demandent de gérer les transferts de charge proprement. Ceux qui arrivent avec quelques sorties glace derrière eux y trouvent de quoi travailler.
Il a accueilli le Trophée Andros à de nombreuses reprises, plus de seize fois. Ce n'est pas rien pour situer le niveau du tracé.
Le décor fait partie de l'expérience : la piste est en rez de falaise et surplombe environ 900 mètres de vide, avec vue sur le Pic Blanc.
L'été : direction Champier
Quand la glace fond, on redescend. Le circuit du Laquais est à quarante minutes de Grenoble, à Champier en Isère.
Trois mille cent mètres, dix à quinze mètres de large, douze virages et une ligne droite de 450 mètres. C'est le seul circuit de la région homologué FFSA première catégorie, celui qui autorise plus de 200 km/h.
Autant dire l'exact opposé de Chamrousse. D'un côté on apprend à composer avec l'absence d'adhérence, de l'autre on cherche à l'exploiter au maximum. Faire les deux dans la même année, c'est une progression assez complète. Un détail à connaître si vous venez avec votre voiture : le bruit y est limité à 89 dB. Notre page niveaux précise ce que recouvre chaque formule.
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Glace ou asphalte ?
Selon la saison, les disciplines disponibles ne sont pas les mêmes. Parcourez l'offre.
Voir les disciplinesDemande sur mesure